Une étude officielle estime que le prix de l’électricité issue du réseau public augmentera d’environ 30 % d’ici à 2017 et c’est une tendance qui devrait se poursuivre à l’avenir.

Pour vous prémunir de ces augmentations, et pour participer au développement des énergies renouvelables, vous pouvez équiper votre maison d’une installation photovoltaïque dont vous consommerez directement la production électrique.

Ni batterie de stockage , ni optimiseur, c’est la solution photovoltaïque en autoconsommation la plus simple, et aussi la moins coûteuse.

L’installation photovoltaïque est alors dimensionnée pour permettre à son propriétaire d’absorber la totalité ou la quasi-totalité de l’électricité produite pendant les heures où les panneaux photovoltaïques produisent. Quelques ajustements du mode de vie du propriétaire peuvent tout de même permettre d’optimiser ce type d’installation sans aucun dispositif technologique particulier. Installateur de photovoltaïque basé à Pamiers, en Ariège, Rouch Energies vous présente les caractéristiques de ce type d’installation.

Les panneaux photovoltaïques : en surimposition

Inutile d’intégrer les panneaux photovoltaïques au bâti puisque l’électricité n’est pas vendue à EDF : c’est la seule et unique raison (au-delà d’un critère esthétique assez discutable) qui oblige habituellement à installer les panneaux solaires à la place des tuiles. Pour de l’autoconsommation, on peut se contenter d’installer les panneaux photovoltaïques comme cela se fait dans tous les autres pays du monde, à savoir au-dessus des tuiles. C’est ce qu’on appelle l’installation en surimposition.

La différence visuelle n’est pas si flagrante que cela, compte tenu de la faible épaisseur des modules photovoltaïques. Sur le plan technique, cela permet une bien meilleure ventilation des panneaux, d’où un grain de productivité évident. La chaleur est en effet l’ennemie de la production d’électricité photovoltaïque. Plus les panneaux sont ventilés, plus ils produisent d’électricité. Autre avantage, et non des moindres, cela fait baisser drastiquement le prix de l’installation par rapport à une installation destinée à la vente d’électricité !

  • Moins de matériel : on fait l’économie, loin d’être négligeable, du système d’intégration au bâti
  • Moins de main d’oeuvre : le temps de pose est au bas mot divisé par deux, puisqu’on n’a besoin ni de détuiler la toiture, ni de mettre en place le système d’intégration, ni de réaliser les finitions d’étanchéité puisqu’on ne touche pas à l’étanchéité

Les panneaux photovoltaïques au sol

Puisqu’on n’a aucune obligation d’intégration au bâti dans l’autoconsommation photovoltaïque, on peut aussi installer les panneaux photovoltaïques sur un châssis au sol, ou en brise-soleil sur une façade… tout est possible. Sachez toutefois que ces solutions sont en moyenne plus coûteuses que celle qui consite à poser les panneaux photovoltaïques sur la toiture, puisqu’il faut dans ces configurations des structures porteuses (un châssis par exemple).

Aucun frais de raccordement

Dans une installation photovoltaïque entièrement dédiée à l’autoconsommation, on ne demande pas à faire raccorder l’installation au réseau public de distribution.

  • Pas de frais de raccordement au réseau : puisqu’on ne vend pas l’électricité à EDF, inutile de s’équiper du compteur de production et de non-consommation

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Faire coïncider la production photovoltaïque et la consommation électrique

La puissance installée

Puisqu’on prévoit de consommer l’électricité photovoltaïque directement sans la stocker préalablement, il faut dimensionner l’installation solaire de sorte qu’elle soit cohérente avec la consommation à l’instant T de la maison. Dans ce type d’installation, on dépasse rarement les 2 kWc, mais tout dépend de la maison et des équipements électriques présents.

Avec une piscine ou une climatisation, deux dispositifs qui fonctionnent le plus en été et en journée, la puissance nécessaire peut être plus importante.

Le mode de vie : adieu les heures creuses, bonjour les heures solaires !

Il faut changer de logique : on ne fera plus fonctionner les appareils électriques pendant les heures creuses, mais plutôt en milieu de journée, au moment où les panneaux photovoltaïques produisent le plus.